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Les 10 questions les plus demandées sur la grande oie des neiges

Trouvez réponse aux 10 questions les plus demandées à propos de grande oie des neiges.

1. D'où partent les oies l'automne?

  • Des îles de Baffin et Bylot. Elles s'y installent à la mi-juin et pondent aussitôt leurs oeufs, car elles n'ont que très peu de temps avant le retour du gel prévu habituellement pour la fin du mois d'août. Les oisons naissent vers le 10 juillet et se nourriront pour atteindre 20 fois leurs poids en 8 semaines.

2. Où vont-elles?

  • Elles font 3 500 km entre la terre de Baffin et le Nord-est américain. Il reste donc 900 kilomètres à parcourir entre Montmagny et leur destination finale.

3. De quoi se nourrissent-elles?

  • De scirpe d'Amérique, plus précisément du rhizome, le petit bulbe qui se trouve dans la boue. Depuis les années 80, par manque de nourriture, de maïs.

4. Pourquoi la population grandit-elle alors que l'on en voit moins?

  • Les oies ne trouvant pas assez de nourriture au même endroit, elles ont cherché à se nourrir autrement. Les oies ont découvert le maïs, c'est pourquoi on les retrouve sur l'étendue de la région et non comment avant alors qu'elles étaient toutes au même endroit. C'est aussi pourquoi elles font une halte dans les champs au Saguenay-Lac St-Jean et qu'elles arrivent plus tard dans la saison.

5. Combien de temps restent-elles?  

  • Elles sont sur place entre neuf et douze jours, mais elles se déplacent beaucoup dans une journée. Ce ne sont donc pas toujours les mêmes oies que l'on observe. Les célibataires arrivent en premier, les familles qui sont le gros du troupeau viennent ensuite et pour finir les plus âgées et les familles avec les bébés plus faibles. Cela dit, on peut les observer sur une période totale de près de deux mois.

6. En 2015 comment était la couvée?

  • Les bonnes conditions climatiques qui ont prévalues à Bylot durant tout l'été n'étaient pas généralisées dans tout l'Arctique cette année. En effet, alors que Bylot et les secteurs plus au nord ont bénéficié d'une température exceptionnellement belle cet été, les secteurs plus au sud (centre/sud de Baffin) ont au contraire eu un des pires étés des dernières décennies (pluie, froid et vent presqu'en permanence). Il semble que ce soit la taille des familles qui était assez faible (rarement plus de 2 jeunes) à la fin de l'été, suggérant une mortalité estivale assez importante des jeunes. Une prédation élevée due à une forte abondance de renards sur l'île cette année ou encore un manque de nourriture due à la sécheresse qui perduré tout l'été pourraient expliquer une telle mortalité. Ce rapport jeunes: adultes permet de prédire un pourcentage de jeunes pour cet automne autour de 20%, soit une valeur quand même près de la moyenne à long-terme (22%).

7. Qui sont les prédateurs de l'oie?

  • Le principal prédateur de l'oie est le renard arctique.

8. Où peut-on observer les oies?

Les fins de journée avant le coucher du soleil, et le matin très tôt sont les meilleurs moments pour les observer. À marée haute elles sont plus proches, elles dorment dans le refuge d'oiseaux migrateurs. Les sanctuaires de repos constituent des sites d'observation privilégiés. Dans la région, vous pouvez observer les oies blanches à Montmagny, à Cap-Saint-Ignace, à Berthier-sur-Mer et à L'Isle-aux-Grues.

À Montmagny

Le bassin de Montmagny constitue l'un des meilleurs endroits pour observer les oies de près dans leur habitat naturel, principalement à marée haute, lors de belles journées lumineuses. Vous pouvez également les observer à la Pointe-à-la-Caille, au marais de Montmagny et à la Pointe-aux-Oies.

 

 

À Cap-Saint-Ignace

Le sentier du Petit-Cap donne un accès privilégié au fleuve. Dans les sentiers, plusieurs panneaux d'interprétation guideront votre visite. Seule la circulation piétonnière y est autorisée. À noter, l'accès au sentier est interdit durant la période de la chasse, et ce, jusqu'au 31 décembre.

Vous pouvez également vous rendre au Vieux quai de Cap-Saint-Ignace pour observer les oies blanches.

  

À Berthier-sur-Mer

Le Havre de Berthier-sur-Mer est situé à seulement 35 minutes des ponts de Québec. C'est le point de départ des croisières qui vous mènent au LHN de la Grosse-île-et-le-Mémorial-des-Irlandais et à L'Isle-aux-Grues. Le site de la marina de Berthier-sur-Mer donne lieu à de belles observations.

 

 

 

 

 

 

À L'Isle-aux-Grues

L'Isle-aux-Grues est le refuge d'une multitude d'espèces d'oiseaux. C'est une destination de choix pour pratiquer l'ornithologie. Ses grands marais sont des habitats parfaits pour les oies blanches. La réserve faunique Jean-Paul Riopelle, aussi appelée la Pointe-aux-Pins, est une zone écologique protégée par Conservation de la nature. Elle offre un réseau de sentiers pédestres et un panorama saisissant.

 

9. Pourquoi chasser les oies

  • La chasse permet de mieux régulariser la quantité d'oie. Trop d'oie détériore la flore et la chimie des sols par leurs déjections, ce qui affecte les espèces végétales et les autres espèces animales.    
  • Trop d'oie dans un même endroit affaiblit les oisons par manque de nourriture.
  • Aussi et surtout pour consommer sa chair...

10. Est-ce que l'oie dans les restaurants est de l'oie sauvage?

Non. Les restaurateurs ne peuvent utiliser que de l'oie d'élevage pour confectionner leur menu.

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